Dans la série 'j'ai écrit ca'...

mardi, avril 18, 2006

Sous le signe de...

Dieu sait que j’aime les étoiles et leur éclat
Il sait qu’elles me guident et me rassurent.
Il sait qu’elles portent chaque nuit mes pas
Et préviennent mes erreurs immatures.

Enfant déjà, chacun découvre leur beauté
Leur mystère masqué d’une douce volupté
Même la science ne ternit pas leurs lueurs
Et personne ne conteste leur splendeur.

On a meme décrit leur vie comme éternelle
Subtil mélange de curiosités et de certitudes
Partout sur terre, dans toutes les parcelles
Elles illuminent les moindres servitudes.

Mais

Non

C’est ta faute… enfin un peu la mienne aussi
Car chaque étincelle dans tes tristes larmes
Est si forte qu’elle brise leurs seules armes
Et éteint une étoile le soir dans la nuit.

Chaque larme que tu verses, que tu perds
C’est la mort de mon ciel qui se poursuit
Chaque goutte qui coule et puis s’enfuit
C’est mon cœur qui perd ses repères.

Je perds un guide, un lien, un contact
Je mutile ma vue en troublant la tienne
Car mes lourdes erreurs de tact
Te blessent sans soulager tes peines.

Alors….

Non

Je ne veux plus, je ne souhaite plus
Et je ferai tout pour que jamais plus
Je ne puisse entrevoir une étoile perdue
Essoufflée, tirée hors de son écluse.

Le ciel me fascinera toujours et à jamais
Mais par peur de le voir cesser de m’éclairer
Je ne le regarderai plus, enfin …
Pas avec la même ferveur salvatrice
Que celle avec laquelle je vois mon destin
Mais juste une once révélatrice.

Car par ma faute et tes douleurs
J’ai fait perdre au ciel ses couleurs
Volées par les perles de tes sentiments
Auxquels je me dévoue maintenant.

Quel imbécile j’ai été, que de le perdre
Mon grand ciel si haut
Mais quel fou je fais de ne pas le voir
Dans des yeux si beaux

Car

Non

Je ne connais pas les constellations
Les signes, les révélations
L’astronomie et l’astrologie
N’ont pas fait de moi un nantis

Ainsi

Oui

Je te dédie ma vie, et ma nocturne passion
Que de découvrir chaque soir derrière les nuages
Les braises de mon avenir si profond
A tes côtés mon amour, presque en ermitage.

Voilà désormais chaque éclat que je verrai
Ne sera que le reflet épanoui et étincelant
D’une étoile perçant le ciel lacté
Pour mourir dans ton regard … m’émerveillant.



Dieu sait que je t’aime toi
Il sait que tu portes sans fièvre
Chaque nuit chacun de mes rêves
Et de mes étoiles l’éclat.

lundi, mars 20, 2006

WiseMan

A croire que le temps fait son œuvre et décide à notre place de ce qu’il adviendra.
Je ne peux pas prédire ce qui se passera ni prévenir les erreurs de jugement ou les défauts de jugements que je pourrai émettre. La seule chose que je puisse à ce jour définir est la substance même de ce que je pense et de ce que je ressens.

Cependant, même en préfigurant ces choses « simples » de ma vie, je garde une difficulté certaine à espérer le meilleur et à anticiper le pire.

Alors je ne fais rien ou presque, je vois j’avise et je subis. Je me demande sans arrêt si je peux influer sur ces futurs instants et sur ce présent que je ne maitrise pas le moins du monde.

Ou peut être … non, en fait non rien. Rien ne m’anime rien ne me fait vibrer rien ne me fait bouger plus que d’habitude.
J’adapte simplement ma vie à la sienne et je tente d’inculquer la sienne à la mienne, de créer une sorte de symbiose collocatrice entre nos deux entités distinctes et de générer cet état psychologiquement instable de la relation de couple.

Bon pas que je dise que ce soit exceptionnel ni que je dise qu’il n’y ait pas d’avenir. C’est une sorte de mélange permanent d’hypothétiques désirs et de vérités stratégiques visant de concert à une stabilité calculée. Car je ne sais faire que ca, calculer, prévoir, envisager, imaginer ce qu’un tel engouement peut apporter et construire.

Mais construire quoi ? Du haut de ma toute puissante bêtise, j’entretiens mes fondations bancales sans banchage et limite corrodées. Ma vie apporte-t-elle réellement un bienfait à son âme ? Et suis-je à même de réaliser cette innommable suite d’incidents qui mènent à la satisfaction mutuelle ?
Une forme de combat permanent intracérébral, une lutte constante presque embryonnaire pour la survie d’une association biologique pouvant mener a la survie de l’espèce à laquelle j’appartiens.

Car malgré les apparences, je lutte pour apporter a ma vie ce semblant de réalisme patenté que chacun a un jour vu a sa porte, comme un avenir plastifié et psycho-formé. Pas même de l’imagination, ni encore une prévision (tiens ! la revoilà), une simple vue de l’esprit, à demi imposée par une société pro-formatrice visant à une uniformisation prémâchée saoulant le commun et admise culturellement par l’inconscient.
A croire que nos rêves ne se réaliseront jamais et sombreront dans un abime existant.
« Il ne faut pas réaliser ses rêves de peur de perdre l’espoir de les voir s’exprimer » dit l’adage. Alors qu’arriver à les achever est une forme de réussite non mesurée, être capable de les réprimer est une forme de déchéance inconcevable pour le penseur de chaque instant, et le rêveur permanent.

Ainsi va la vie diront certains, question de moyens, d’envie ou simplement de capacité ou encore de possibilité.

Alors on vivote et on parlote. On échafaude des plans sur les comètes du quotidien en prévoyant leurs éventuelles échéances à plus ou moins long terme et leurs probables chutes à plus ou moins court terme.

Tout ceci pour fignoler mes songes et répondre à côté de mes questions sans vraiment apporter de solution au problème. Je ne sais pas, je ne sais plus, saurais-je un jour, ai-je vraiment envie de savoir, ai-je envie de connaître et de pourvoir appréhender si rapidement une chose que je ne connais pas et que je ne connaîtrai surement jamais ?

Enfin, ainsi vont nos vies et ce qu’il en découlera …
Alea Jacta Est (comme disait l’aut’)