Sous le signe de...
Dieu sait que j’aime les étoiles et leur éclat
Il sait qu’elles me guident et me rassurent.
Il sait qu’elles portent chaque nuit mes pas
Et préviennent mes erreurs immatures.
Enfant déjà, chacun découvre leur beauté
Leur mystère masqué d’une douce volupté
Même la science ne ternit pas leurs lueurs
Et personne ne conteste leur splendeur.
On a meme décrit leur vie comme éternelle
Subtil mélange de curiosités et de certitudes
Partout sur terre, dans toutes les parcelles
Elles illuminent les moindres servitudes.
Mais
Non
C’est ta faute… enfin un peu la mienne aussi
Car chaque étincelle dans tes tristes larmes
Est si forte qu’elle brise leurs seules armes
Et éteint une étoile le soir dans la nuit.
Chaque larme que tu verses, que tu perds
C’est la mort de mon ciel qui se poursuit
Chaque goutte qui coule et puis s’enfuit
C’est mon cœur qui perd ses repères.
Je perds un guide, un lien, un contact
Je mutile ma vue en troublant la tienne
Car mes lourdes erreurs de tact
Te blessent sans soulager tes peines.
Alors….
Non
Je ne veux plus, je ne souhaite plus
Et je ferai tout pour que jamais plus
Je ne puisse entrevoir une étoile perdue
Essoufflée, tirée hors de son écluse.
Le ciel me fascinera toujours et à jamais
Mais par peur de le voir cesser de m’éclairer
Je ne le regarderai plus, enfin …
Pas avec la même ferveur salvatrice
Que celle avec laquelle je vois mon destin
Mais juste une once révélatrice.
Car par ma faute et tes douleurs
J’ai fait perdre au ciel ses couleurs
Volées par les perles de tes sentiments
Auxquels je me dévoue maintenant.
Quel imbécile j’ai été, que de le perdre
Mon grand ciel si haut
Mais quel fou je fais de ne pas le voir
Dans des yeux si beaux
Car
Non
Je ne connais pas les constellations
Les signes, les révélations
L’astronomie et l’astrologie
N’ont pas fait de moi un nantis
Ainsi
Oui
Je te dédie ma vie, et ma nocturne passion
Que de découvrir chaque soir derrière les nuages
Les braises de mon avenir si profond
A tes côtés mon amour, presque en ermitage.
Voilà désormais chaque éclat que je verrai
Ne sera que le reflet épanoui et étincelant
D’une étoile perçant le ciel lacté
Pour mourir dans ton regard … m’émerveillant.
…
Dieu sait que je t’aime toi
Il sait que tu portes sans fièvre
Chaque nuit chacun de mes rêves
Et de mes étoiles l’éclat.
