Dans la série 'j'ai écrit ca'...

mardi, novembre 08, 2005

La nuit d'amour, l'amour de la nuit.

La nuit est une entité à part entière, un élément inébranlable de la vie de tous.
Soit meurtrière ou romantique, adultère ou poétique, terrifiante ou passionnante, chacun y trouve son compte, positif ou négatif.
Je n’ai jamais aimé la nuit, enfin, surtout la partie paradoxale. A savoir que la nuit, supposée annonciatrice de conseils et de réflexions, ne m’a toujours qu’apporté des questions et des doutes. Le premier exemple serait l’inévitable interrogation du dernier rêve « à quoi ai-je pu penser ? » ou encore la recherche du lien à notre vie quotidienne. Une sorte d’interprétation pré-mâtine et post-noctambuliste, mélange subtil d’éveil léger et de conscience réaffirmée. Et là se trouve la difficulté de s’endormir le soir venu, force est de s’abrutir devant des images mues par la télécommandable procuration.
C’est ce que je pratique pour m’éviter l’égarement neuro végétatif dans les réflexions aussi torturées que maladives avant l’infinie descente vers le sommeil… même si cela n’arrive pas a éponger le flux dérivé de mes idées pré-diurnes.
Tout cela que le sommeil apporte et m’aide a confirmer mon non-amour et mon désir pour la nuit. Fi de sommes, pléthore de vie ‘lunatique’…

Bref que de mots et de phrases sans sens véritable pour dire que mes pensées aussi nocturnes que journalières ne sont actuellement dirigées que vers une seule et unique chose, pour ne pas dire ‘personne’…
Allez donc savoir si cela se justifie, si le destin ferait de mes idéaux péri-conscients une réalité accessible…ou pas. Le temps le montrera… une nuit, sûrement, lorsque par la poétique mort de mon corps, mon cœur tombera pour le romantique adultère des sens, au coût d’une terrifiante passion étoilée…