Dans la série 'j'ai écrit ca'...

vendredi, février 03, 2006

La "Sentence" est prononcée.

On y a cru, même moi, j’y ai cru. Mais existe-t-il une place pour chacun de nous en ce monde ? Un petit coin dans le quel on pourrait mélanger santé amour amitié et d’autres encore, tout cela dans une éternelle recherche du bonheur.
Voilà, j’y ai cru. J’en étais même persuadé. Sûr qu’un bout de ce monde surpeuplé et anonyme m’appartenait, ou tout du mois, me supporterai.

Que nenni ouï-je. Ou plutôt « Merde NON » est la formule typique de l’occasion.

En fait, je vais reprendre une pensée échinée à perte, qui disait « La vie est une tartine de merde qu’il faut s’efforcer de manger avec le moins de dégout possible ». Sentence aussi défaitiste que réaliste. Déclamation aussi littérale que cruelle.

En bref, le ‘philosophe’ incriminé (moi) avait déjà cerné la majorité des vies en cet énoncé. Car qui en dira l’opposé ? Personne. Dans une certaines mesure, tout le monde est d’accord, ou presque avant de finir par reprendre ce terrible leitmotiv : « La vie est une peine inutile mais indispensable ».

Je ne rentrerai pas dans ce débat de l’utilité de nos misérables vies. Ce n’est pas là le sujet. Mais le fait est que où que l’on soit, quoi qu’on fasse, l’insatisfaction autant personnelle qu’adverse finit toujours par pourrir l’idée de base de vie structurelle et d’admissibilité d’une tolérable peine.