Dans la série 'j'ai écrit ca'...

lundi, février 27, 2006

FR-2-SMS

La question de l’utilité des langues étrangères est permanente. A savoir si parler austro-hongrois est d’un intérêt supérieur a celui de parler serbo-croate ? En fait tout dépend principalement du choix de vie que l’on fait. Arriver a choisir entre « stagner » ou « s’épanouir » ? Pas que je limite l’épanouissement par la restriction linguistique mais, de même, selon ces choix, les contraintes s’imposent d’elles-mêmes.
Comment développer une activité nationale sans rudiments globaux ? Ou comment découvrir de nouveaux horizons, voyager, sans connaissance préalable, non primordiale mais enrichissante, d’un vocabulaire si ce n’est d’un mode de vie différent du notre ? C’est une forme d’intelligence que de ne pas comparer mais seulement comprendre et accepter cette hétérogénéité permanente sur notre sol. Car qui peut aujourd’hui dire qu’il ne connaît qu’une seule culture, qui peut affirmer que seules ses propres origines ont fait de lui ce qu’il est ? A vrai dire, personne !
De l’intérêt subtil d’apprendre les langues découle l’avantage de cet "érudisme" volage. En effet quelle langue n’inclus pas des mots « étrangers » dans son propre vocabulaire ? Principalement anglais mais même les anglais améliorent leur langue par l’incorporation de mots externes (français surtout …)
Ainsi tout le monde est internationnal sans vraiment le savoir ou sans y preter attention tout du moins.

Finalement, apprendre, s’informer, rechercher n’a d’attrait que dans peu de cas, uniquement lorsque le domaine ou la destination l’impose.
Alors sans pour autant atteindre le polyglottisme rémanent ou familialement récursif, il reste louable de savoir pas « ou ? » ni « comment ? » mais « d’où ? » et « pourquoi ? » notre si belle langue se retrouve jonchée de termes et de « littérations » (pour ne pas dire locutions) dont les origines et parfois le sens sont obscurs voir mystérieux.

Simple question d’interets et d’objectifs personnels me direz vous … oui … et non … car il appartient a chacun de nous de décider de son avenir culturel et de son futur background intellectuel.

L’apprentissage des langues est alors un simple  packjaging d’infos liant toutes ces cultures et ces mémoires en une. Une sorte de méthode ‘normale’ par opposition a l’abandon de la ‘méthode globale’, visant a diffuser dans nos esprit l’information a-innée que nous n’avons qu’a encaisser et mémoriser.

Bref. Que de songes sur cette mince interrogation. Je ne peux que prendre partie dans ce débat étant déjà pluri-glotte (?) et poly-culturé (?). Oui les langues étrangères apportent une forme de tolérance … face a la mésorthographe appliquée a nos conversations actuelles. A croire que quelque part c’est une forme de mort programmable de notre mémoire écrite et de son histoire…